Professeur des Universités (Université Jean Moulin Lyon 3), Directeur de l'Institut pour l'Etude de la Francophonie et de la Mondialisation, Titulaire de la Chaire Senghor de la francophonie de Lyon
Vendredi 6 novembre de 18 à 19h
La question de l’utilité et du rôle de la Francophonie est aujourd’hui posée. Les Francophonies des XIXe et XXe siècles sont dépassées mais une troisième Francophonie est possible en réponse et comme antidote des défis et aux risques de la mondialisation : repli et confrontation identitaire, pauvreté, développement durable…
Samedi 7 novembre de 11 à 12h
Les grandes nations se sont constituées politiquement en résistant aux invasions et aux influences étrangères. Elles doivent, semble t-il protéger les valeurs qui ont fait leur force. Mais l'apport dans la littérature d'une culture venant de pays étrangers est nécessaire car la richesse culturelle des pays n'est jamais que le fruit d'échanges réciproques.
Samedi 7 novembre de 14 à 15h
Un tour d'horizon, qui me permettra de poser la question sur l'intérêt du français dans une région non francophone.
Président de l’AIRF (Association internationale des Régions francophones)
Samedi 7 novembre de 15 à 16h
Thierry Cornillet traitera au cours de cette conférence du rôle respectif des différentes organisations actives dans la promotion, l’enseignement et la diffusion de la langue française: l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) qui décline sa politique à partir d’une Charte adoptée en 1997 et d’un cadre décennal stratégique (2005-2014),les Etats et tout particulièrement l’Etat français qui a récemment inscrit (en 2008) la Francophonie dans sa constitution, les collectivités locales ,collectivement via leurs réseaux (AIMF et AIRF) et individuellement ; et la société civile , notamment les associations parmi lesquelles la puissante association internationale des professeurs de français (70 000 enseignants).
Samedi 7 novembre de 16 à 17h30
Les pays francophones qui sont en contact avec d’autres langues, et surtout avec l’anglais, utilisent fréquemment cette langue pour évoquer les « choses » de l’amour.
Est-ce par pudeur que ce qui a trait à la prostitution, à la masturbation ou aux menstruations est exprimé dans des termes étrangers ou dans des métaphores souvent obscures ? Il semble plutôt que ces masques relèvent du « politiquement correct » qui vise à ne blesser personne.
Dimanche 8 novembre de 11h à 13h
Doit-on parler de littérature française ou francophone? Pourquoi choisir le français comme langue d'écriture? Comment composer avec cet héritage colonial? Est-ce un acte littéraire ou politique?
Voici quelques questions auxquelles les écrivains Abdourahman Ali Waberi, Yahia Belaskri et Gary Victor tenteront de répondre.
Directeur de la promotion et des communications de la Commission de la Capitale Nationale du Québec
Dimanche 8 novembre de 14h30 à 16h
Exemple unique d’une colonisation française pérenne et réussie, le Québec est en quelque sorte à la Francophone ce que la France fut jadis à l’Église : une fille aînée brillante, souvent admirée, modèle pour les plus jeunes de la famille. Cette fille est aussi fantasque, indépendante d’esprit, rebelle… Elle aime sans s’attacher, courtise les voisins, s’intéresse à l’ailleurs mais revient toujours à la maison-mère, une fois ses écarts faits et assumés.
Dans un parcours parallèle en France et Québec, entre histoire et langue, Denis Angers trace à larges traits un portrait de cette fille aînée venue de Douce France se perdre dans les arpents de neige canadiens pour y réussir, somme toute, un mariage assez réussi entre la culture française, la tradition britannique et le mode de vie américain.